Gestion durable des eaux pluviales (GDEP)

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Mise en contexte sur le projet

C’est à l’été 2021 que l’OBV du Chêne a officiellement amorcé son nouveau projet de Gestion durable des eaux pluviales (ou GDEP) portant sur l’ensemble du territoire de la MRC. Le projet d’une durée de 3 ans prend place dans une démarche de protection d’une facette sous-estimée de la ressource EAU, l’eau de pluie. Ce projet a vu le jour grâce au Programme Action-Climat Québec du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques et bénéficiera de la collaboration des municipalités de la MRC et du Comité de bassin versant de la rivière Chaudière.  

L’effet combiné de l’urbanisation et des changements climatiques réduit la capacité de rétention des eaux pluviales. Si aucune action n’est entreprise, la disponibilité en eau potable dans la MRC de Lotbinière, où 67% de l’alimentation en eau provient des eaux souterraines, pourrait être compromise. De plus, lors d’épisodes de forte pluie, l’eau ruisselle sur les surfaces imperméables et n’est pas ou peu acheminée vers la nappe phréatique, ce qui rend plus difficile sa recharge déjà faible dans la région. Une réutilisation de l’eau pluviale pourrait diminuer la consommation d’eau potable. 

Ainsi, l’objectif de ce projet est d’accompagner et d’amener les différents acteurs de la MRC à minimiser les impacts hydrologiques liés au développement urbain par l’optimisation de la gestion de leurs eaux pluviales. Les municipalités de la MRC seront appelées à réfléchir sur de bonnes pratiques d’aménagement pour les eaux pluviales à la suite du passage de la patrouille sur le territoire. Les patrouilleurs récoltent des informations sur le terrain, ce qui permet de connaitre la réceptivité de la population à la GDEP et de voir à quoi ressemble leur aménagement. Un compte-rendu sera remis aux municipalités participantes afin de souligner les éléments importants qui ont été observés lors de la patrouille. Également, les citoyens auront l’opportunité d’assister à une conférence sur l’enjeu des eaux pluviales et de bonnes pratiques à adopter chez soi à l’automne 2021. Les acteurs municipaux ne seront pas en reste, car une conférence-atelier leur sera aussi offerte durant la deuxième année du projet, de même qu’un appui à l’acceptabilité sociale et à la rédaction de directives ou de règlements.  

Théorie sur la gestion durable des eaux pluviales

Qu’est-ce que la gestion des eaux de pluie ?

La gestion durable des eaux pluviales (GDEP) regroupe les aménagements et les pratiques mis en place pour assurer une circulation adéquate des eaux de pluie (EP) dans notre environnement. En effet, les EP jouent plusieurs rôles clés dans notre société : elles contribuent au maintien de nos écosystèmes et de leur végétation,
à l’irrigation des cultures et, bien évidemment, à notre propre approvisionnement en eau. Pour certaines municipalités, cette gestion est un incontournable. C’est le cas, par exemple, dans la MRC de Lotbinière où 67% des citoyens dépendent de sources d’eau souterraine, souvent insuffisantes durant la période estivale.

Avec l’effet amplificateur des changements climatiques, le portrait sera loin d’être amélioré avec davantage d’épisodes de sècheresse et une hausse globale des températures. Néanmoins, une saine gestion des eaux pluviales représente un des outils de choix pour se préparer et s’adapter à ces nouvelles conditions climatiques.

Principes fondamentaux à la GDEP

Infiltration (I)

Dans les milieux perméables, l’EP peut cheminer dans les différentes couches de sol où elle sera captée par les particules de sols et les racines de plantes. L’eau est alors filtrée et rejoint, dans une certaine proportion, la nappe phréatique.

Ruissellement (R)

Dans les milieux imperméables, l’EP aura plutôt tendance à circuler en surface avant de rejoindre un plan d’eau ou, en ville, un égoût. Elle entraîne alors avec elles les différents contaminants qui se trouvent sur le chemin (huiles, poussières, pesticides, etc.).

La perméabilité des sols

Deux types de solution

1- La biorécupération :

Récupérer l’EP à des fins domestiques, par exemple avec un baril de pluie, réduisant ainsi à la fois la quantité d’eau qui ruisselle et votre utilisation d’eau potable.

2- La biorétention :

S’assurer que l’EP se dirige plutôt vers une surface perméable, idéalement végétalisée, pour profiter en plus de l’action filtrante du sol et des racines de végétaux.

Quelques aménagements pour une GDEP

 

Le baril de pluie

Le baril est typiquement placé sous la gouttière ou à ciel ouvert, avec un grillage de surface pour éviter l’accumulation de débris. Dans les jardins, le baril apporte une aide précieuse à l’arrosage des plantes. Il peut également servir à nettoyer l’auto, remplir la piscine ou n’importe quel autre usage extérieur !

Selon vos goûts et vos besoins, le baril de pluie peut prendre différents aspects.

Pour vous procurer un baril de pluie, vous pouvez contacter votre municipalité !

Le jardin de pluie

Le jardin de pluie est une plate-bande aménagée dans une légère dépression du terrain, de manière à orienter l’eau de pluie. Il est sec la plupart du temps et se remplit après une précipitation. L’eau s’infiltre alors dans le sol dans les 24 à 48h, ce qui est bénéfique pour les plantes et évite le ruissellement de l’eau vers la rue et l’égout pluvial.

On peut y trouver une grande diversité de plantes vivaces (à fleurs, fruitières, aromatiques) qui améliorent l’esthétisme du terrain et absorbent l’eau tout en ne demandant pas plus d’entretien qu’une plate-bande classique voire bien moins si on choisi les plantes les mieux adaptées.

 

Le pavé perméable

Le pavé perméable existe sous différentes formes (gravier, grillage, etc.). Il permet d’avoir un surface stable tout en laissant la possibilité à l’eau de s’infiltrer. Les stationnements peuvent représenter des superficies importantes donc les rendre perméables est particulièrement intéressant. Le gravier permet l’infiltration de l’eau tout en étant la solution la plus économique. Les innovations dans le domaine permettent d’obtenir des pavés perméables d’aspect similaire à des pavés classiques. Les solutions alternatives à l’asphalte sont à portée de main, suffit de trouver le pavé qui vous plait !

La bande filtrante ou la noue végétale

La bande filtrante est une zone perméable en pente (naturelle ou artificielle) qui favorise l’infiltration graduelle de l’eau de pluie. La noue végétale s’apparente plutôt a un fossé végétalisé peu profond.

Ces deux aménagement trouvent particulièrement leur place en bas de pente sur les limites du terrain (comme séparation avec la rue par exemple). Plus le sol est perméable et qu’il est accompagné de végétaux avec un système racinaire développé plus l’absorption de l’eau et sa filtration sont efficaces.

Ce sont des aménagements très similaires au jardin de pluie.

 

Des actions pour une GDEP dans la région

Lors de leur patrouille, nos patrouilleurs ont rencontré des citoyens avant-gardistes en ce qui a trait à la GDEP. Les deux prochaines capsules présentent deux bons coups observés dans la région de Lotbinière.

Lettre ouverte pour une gestion durable des eaux pluviales

Afin de communiquer la volonté des citoyens de la région de Lotbinière à promouvoir une GDEP, une lettre ouverte destinée aux municipalités a été créée.

Pour en prendre connaissance, vous pouvez regarder l’image ci-dessous.

Si son contenu vous interpelle, nous vous invitons à la signer afin de manifester votre support pour une GDEP dans la région de Lotbinière.


    Merci à nos partenaires

    Merci à nos autres partenaires : ROBVQ, COBARIC, MRC et municipalités de Lotbinière

    Ce projet bénéficie d’une aide financière du gouvernement du Québec tirée du programme
    Action-Climat Québec et rejoint les objectifs du Plan pour une économie verte 2030.

    Pour discuter avec les responsables du projet

    Dominique Adam, Coordonnatrice de projets, OBV du Chêne : environnement@obvduchene.org